rognons blancs, le sort en est jeté

comment je progresse pas à pas pour castrer avec le minimum de douleur les jeunes boucs et béliers de la ferme pédagogique d’une grande chaîne touristique.
J’ai beau exercer en conseil, dans cette grande région si pauvre en élevage, il faut savoir s’adapter pour aider les clients : alors, je me remets à la petite chirurgie rurale de convenance. Ces jeunes béliers et ces boucs-là ne sauraient rester fertile si la ferme veut éviter de voir grandir sa population de ruminants !

-Mardi trois jeunes boucs ont eu droit à une lourde dose de tranquilisant et la première réalisation d’une anesthésie locale sur le modèle Suisse. Le réveil a été long mais  ils se portent maintenant comme des charmes.
-jeudi, des béliers ont été mes cobayes pour une tranquilisation plus légère mais avec une anesthésie locale mieux maîtrisés. Assis, ils ont à peine remués aux moments susceptibles de faire mal. Je suis très satisfait quand je vois que j’épargne de la douleur aux animaux. C’est pour moi une façon de leur manifester du respect. Je me suis aussi essayé à la technique du torchon, vu chez les veaux il y a des années et dont j’estime désormais la valeur : on travaille à l’extérieur – à la différence de la ligature- et les nombreuses torsions apportent de la sécurité à l’hémostase : ça ne saigne presque pas à la fin.
Mes aides de la ferme pédagogique ont apprécié de ne pas avoir à supporter les convulsions ou les gémissements des animaux qu’ils tenaient.
J’y retourne lundi ! le rognon blanc, un fruit d’automne ?!

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